Prix Projets de recherche Insulino-sécrétion et sensibilité à l’insuline chez l’enfant en nutrition parentérale prolongée

Année 2004
Auteur Jacques Beltrand
Centre de recherche INSERM U457 Hôpital Robert Debré PARIS XIX (Responsable du laboratoire : Dr Claire LEVY-MARCHAL)
Thème Nutrition parentérale
Type Projets de recherche

Etat de la question

Les conséquences à long terme de la nutrition parentérale prolongée, qui a permis depuis 30 ans la survie d’enfants souffrant de pathologies digestives sévères, sont peu connues. Des observations parcellaires et clairsemées font état de données contradictoires évoquant un dysfonctionnement de l’insulino-sécrétion et de la sensibilité à l’insuline.

But du travail / hypothèse / objectif

Mesure de la sécrétion d’insuline, de la sensibilité à l’insuline périphérique, de la sensibilité hépatique et du tissu adipeux à l’insuline, évaluation de la composition corporelle et répartition de l’adiposité, évaluation de l’axe entéro-insulaire et de la fonction des îlots de Langherans.

Résultats attendus / obtenus et valorisation

Diminution de la sécrétion d’insuline en réponse au glucose observée chez 5 des 13 patients.

Etapes successives et avancement des travaux

Inclusion d’enfants âgés d’au moins 5 ans, sous nutrition parentérale prolongée depuis au moins 5 ans et dépendants de cette prise en charge. Exploration de paramètres cliniques, biologiques et d’imagerie visant à répondre aux hypothèses du travail.Tests d’investigation métabolique :

  • Perfusion de glucose par paliers permettant de mesurer la sécrétion d’insuline et de glucagon en réponse à un stimulus glucosé croissant,
  • Test à l’arginine pour mesurer la sécrétion d’insuline et de glucagon en réponse à un stimulus non glucosé,
  • Clamp euglycémique hyperinsulinémique ayant pour but de mesurer la consommation périphérique de glucose sous stimulation par insuline et la production hépatique de glucose basale et au cours d’une stimulation par l’insuline.

Conclusions et perspectives

Ces données montrent que les conditions métaboliques associées à la nutrition parentérale peuvent être à l’origine d’une diminution de la sécrétion d’insuline. Les patients dépendants au long cours de ce mode de nutrition sont donc à risque de développer des altérations de la tolérance au glucose.

Publications

Communication orale :

Beltrand J, Colomb V, Marinier E, et al. Evaluation de la sécrétion d’insuline d’enfants en nutrition parentérale prolongée. Congrès de Nutrition Clinique 2005-SFNEP, GFGHNP, CFGN, Bordeaux 2005. Nutrition Clinique et Métabolisme. 19(2005) : S1-S12.

Posters :

Beltrand J, Colomb V, Marinier E, et al. Evaluation de la sécrétion d’insuline d’enfants en nutrition parentérale prolongée. Congrès Nutrition Association de langue française pour l’étude du diabète et des maladies métaboliques, Paris 2006. Diabetes Metab. 32(2006) : 1S39-1S112.

Beltrand J, Colomb V, Marinier E, et al. Insulin secretion in children under long-term parenteral nutrition. Hormone Research. 2006; 65(Suppl. 4): P03-180.

Beltrand J, Colomb V, Marinier E, et al. Insulin secretion in children under long-term parenteral nutrition. Congrès annuel de l’European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology And Nutrition, Dresden juin 2006.

Beltrand J, Colomb V, Marinier E, et al. Unexpected and severe altered insulin release in children under long-tem parenteral nutrition. Pediatric Diabetes. 2006; 7(issue S5).

Beltrand J, Colomb V, Marinier E, Daubrosse C, Alison M, Burcelin R, Cani P, Chevenne D,Levy-Marchal C. Lower insulin secretory response to glucose induced by artificial nutrition in children : prolonged and total parenteral nutrition. Pediatr. Res 2007, 62; 624-629