Prix Projets de recherche Effets à long terme d’un apport excessif de protéines en période néonatale

Année 2004
Auteur Clotilde Des Robert
Centre de recherche Laboratoire d’accueil : Unité 1280 mixte INRA / Université de Nantes « Physiologie des Adaptations Nutritionnelles » (PHAN). (Responsable du laboratoire : Pr. Dominique DARMAUN)
Thème Nutrition néonatale
Type Projets de recherche

Etat de la question

De nombreuses études ont montré que la nutrition foetale pouvait avoir des effets à long terme avec notamment l’apparition éventuelle d’un Syndrome X (obésité abdominale, HTA, insulinorésistance) ultérieurement. La nutrition néonatale joue certainement également un rôle dans cette programmation métabolique. Au regard de ces données, l’impact d’un apport excessif en protéines à cette période critique de la vie (prématurés, enfants nés avec un retard de croissance intra-utérin, voire enfants de poids normal pour le terme mais nourris avec des préparations infantiles), n’est pas encore connu.

But du travail / hypothèse / objectif

Etudier les effets métaboliques à long terme d’un apport excessif de protéines en période néonatale, sur un modèle de rats nouveau-nés.

Résultats attendus / obtenus et valorisation

Résultats obtenus différents selon le court et le long terme :

  • A court terme : apparition d’une insulinorésistance dans le groupe des animaux nourris avec un excès de protéines. Leptine retrouvée plus élevée dans ce même groupe et apparition de modifications épigénétiques au niveau du tissu cérébral.
  • A long terme : résultats précédents non confirmés, ni apparition d’obésité, ni insulinorésistance (hypothèses avancées : effectif trop réduit, période d’observation trop courte, taux de protéines alimentaires insuffisamment élevé,…).

Etapes successives et avancement des travaux

Expérimentation pratiquée chez des ratons nouveau-nés, répartis en 3 groupes d’intervention, recevant un substitut de lait de rate avec différents taux de protéines :100%, 130% et 50% des apports protéiques usuels. Un groupe de ratons allaités par leur mère sert de contrôle. Les animaux sont gastrostomisés à 7 jours de vie et élevés dans des « tasses » au bain-marie, durant la phase d’expérimentation d’où le nom du modèle : « pup in the cup ». Après 8 jours de régime (J7-J15), les ratons rejoignent leur mère et le sevrage est réalisé. Pour l’analyse à court terme, les animaux sont sacrifiés à J15 et il est procédé au prélèvement des tissus pour étude morphométrique, épigénétique et biochimique. Pour l’analyse à long terme, une étude de la courbe de poids et de la tolérance au glucose est réalisée. Les animaux sont alors sacrifiés à J200.

Conclusions et perspectives

Les résultats de ce travail pourraient avoir comme implications de modifier les pratiques de nutrition néonatale, et de cibler la surveillance métabolique de certains nouveau-nés.

Publication

Des Robert C, Li n , Caicedo R, Frost S, Lane R, Hauser N , Neu J. Metabolic effects of differrent protein intakes after short term undernutrition in artificially reared infant rats.

Early Hum Dev 2008, xx, xxx-xxx